
Tout produit a un jour été rêvé par un homme qui s'est attaché à le réaliser. S'il est indépendant, nous le saluons plus que tout autre, tant nous savons d'expérience ce qu'il lui faut de courage et de pugnacité pour entreprendre et réussir.
--------------------------------Christian SALAUN


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S'il y a bien un qualificatif qui s'applique à Béatrice Delcourt, c'est la volonté. Parce qu'elle a réussi ses études de droit par correspondance. Parce qu'elle a créé son cabinet après quinze ans de salariat dans une grande structure. Parce que malgré les aléas de la vie, elle continue à assouvir sa passion pour la peinture. Rencontre. Issue d'une famille de juristes, il était convenu que la jeune Béatrice Delcourt fasse des études de droit. Vivant alors en Algérie, elle s'inscrit à Polytechnique de droit et travaille dur pour obtenir avec brio son diplôme par correspondance, même si elle avoue "ne pas beaucoup avoir aimé". En même temps, elle suit les cours des Beaux Arts, au grand dam de sa famille. Faute de pouvoir passer l'examen de fin d'année, elle décide de poursuivre ses études de dessin et de technique picturale durant son premier mariage. Cependant, la vie active lui manque et elle entre alors dans un cabinet de consultants en marketing direct.
Son imagination créative y fait fureur auprès des clients. "Il faut être authentique, soi-même, oser être différent", revendique Béatrice Delcourt.
Après quinze années passées dans ce gros cabinet, la jeune femme décide de monter, il y a dix ans, sa propre structure, BCB Actions. Loin du marketing direct, Béatrice Delcourt choisit de s'orienter vers les ressources humaines. Par goût bien sûr, mais aussi pour pouvoir s'occuper de jeunes. "Etant formatrice aussi bien en université que dans des écoles d'ingénieurs, je me suis aperçue qu'en développant l'imagination de jeunes, en leur apprenant à communiquer, ils s'intégraient beaucoup plus facilement dans le monde de l'entreprise", déclare Béatrice Delcourt qui petit à petit se retrouve à aider ses élèves aussi bien dans leur vie professionnelle que sociale ou familiale. "La valorisation personnelle, voilà ce qui me plaît", ajoute-t-elle.
Aujourd'hui, BCB Actions a un champ d'action bien plus large. En effet, au fil des années, Béatrice Delcourt a élargi sa palette d'activités pour s'intéresser à tous les aspects de la vie. Bien sûr, son cabinet s'occupe toujours de conseils en ressources humaines pour de grandes entreprises et des PME, mais il est également agréé pour conseiller les créateurs d'entreprises ou réaliser des bilans de compétences."Malheureusement, le terme est trop souvent associé aux plans sociaux, aux périodes douloureuses, regrette Béatrice Delcourt. Il faut arrêter avec cette connotation négative qui fait peur ; les bilans de compétences sont l'occasion de trouver enfin sa voie professionnelle. Nous nous en rendons compte : comme notre cabinet est ouvert le samedi, nous voyons bien que cela motive un nombre de plus en plus important de salariés. Ils sont toujours plus nombreux à venir chez nous sans en parler à leur employeur..."
Malgré ses nombreuses activités professionnelles, Béatrice Delcourt s'investit aussi beaucoup dans la vie du Girop. Première femme entrée à son conseil d'administration, elle regrette cependant que les femmes ne soient que trop rares au sein de l'organisation patronale. "Je vais assister pour la première fois à l'Université d'été du MEDEF, à Jouy-en-Josas, et je crains que nous n'y soyons qu'une minorité...", souligne-t-elle. Heureusement, BCB Actions n'est pas dans cette situation puisque Béatrice Delcourt s'est entourée de plusieurs femmes, aux compétences complémentaires. Normal lorsqu'on se veut solidaire et citoyenne.